Pirates of the Caribbean est sans conteste l’une des attractions phares de Disneyland Resort Paris et ça depuis l’ouverture. Cette superbe attraction fut la dernière que Walt Disney put admirer de son vivant à Disneyland en Californie. Ouverte en 1967, supervisée par Walt Disney lui-même cette attraction présente un fil conducteur aussi peu évident que pour les autres attractions.
Lorsque l’on aperçoit l’attraction de loin, on voit un fort en ruine, nous sommes au 21èmè siècle.
La file d’attente et le parcours qui suit sont déjà un prélude à l’histoire.
Nous sommes donc de nos jours et l’on découvre un fort abandonné depuis fort longtemps. Selon la légende nous pénétrons dans la place forte par une entrée dérobée qui mène à l’arsenal au sein même de la forteresse. Une grande bataille a eu lieu ici. Pour s’en convaincre il suffit de remarquer les portes détruites dont il ne reste que des barreaux tordus, les traces de poudre sur le sol et les prisonniers transformés depuis longtemps en squelettes (la bataille remonte à un lointain passé). Après un parcours initiatique dans la pénombre, nous arrivons aux quais d’embarquement.
Nous prenons place à bord des bateaux et sommes immédiatement transportés dans le lagon. Une fois passé le restaurant « Blue Lagoon » et son traditionnel bon appétit nous traversons un navire éventré où nous apercevrons nos premiers animatronics (un crabe et une pieuvre veillant sur un trésor…) Un virage à droite et nous pénétrons dans le fort par un treuil qui à l’origine était installé là pour charger le fret sur les navires. Sans le savoir, au son de la musique, nous sommes en train de remonter le temps. Au sommet de la rampe, mais aussi revenus quelques décennies en arrière, à l’instant même où les pirates viennent de donner l’assaut… Nous n’avons plus le choix, impossible de reculer, enchaînés à nos bancs, il nous faut suivre le cours de l’histoire.
A peine au sommet de la rampe d’accès nous apercevons au loin, sur notre gauche, le bateau pirate, mais déjà nous pénétrons à l’intérieur du fort par une ouverture pratiquée à coups de boulets de canon.
Nous passons rapidement devant les deux premiers des six chats présents dans cette attraction. Ceux-là sont à la dérive sur des caisses de bois qui tournent au gré des courants. Immédiatement après nous apercevons notre premier pirate, il est derrière un créneau du fort et son air menaçant, le couteau entre les dents, ne présage rien de bon. Le deuxième pirate se balance au bout de son filin et il faut passer rapidement pour l’éviter. Dans la scène suivante, la plus connue, on comprend pourquoi les pirates ont donné l’assaut : pour délivrer leurs compagnons d’infortune, prisonniers des geôles sordides.
L’assaut fait rage, les poutres au-dessus de nos têtes ne vont pas tarder à lâcher et une descente abrupte nous fera parvenir sous les tirs d’artillerie, devant l’Inferno, le bateau des pirates.
La bataille est terminée, les otages vont être « questionnés » pour savoir où sont cachées leurs richesses. Le maire lui-même subit la question en étant plongé dans le puits alors que les notables, en chemise, attendent de subir le même sort.
Les femmes ne sont pas logées à meilleure enseigne puisque un grand marché va leur être consacré où va être vendu, entre autres, la fameuse « rouquine ». Cette scène fourmille de détails, ne manquez pas les poules qui bougent la tête, la « trogne » des pirates ou la chèvre impassible. Les deux duellistes qui se battent à l’épée n’existent qu’à Disneyland Paris et ont subi depuis leur création de nombreuses reprises tant sur le plan technique que sur leurs costumes. La grande scène finale avec l’incendie est d’un réalisme frappant. A noter le pirate aux multiples chapeaux et la scène du pirate aux cochons.
Devant vous, assis sur la poutre
(accompagné de ses deux chats) un pirate tient une sorte de bouteille enflammée. Attention, c’est lui qui met le feu aux poudres de l’arsenal : descente, explosions et… nous sommes revenus au 21ème siècle, nous avons survécu à la bataille et revenons vers la sortie à travers les restes du fort détruit. La scène du trésor, où toutes les pièces ont été empilées une par une, nous ramène au débarcadère. La sortie se fera par la boutique « le coffre du capitaine ». A propos, je vous avais parlé de 6 chats dans l’attraction. Je vous en ai présenté 4 et je vous laisse découvrir les deux derniers.
Textes et photos : Gérard MORIN