Big Thunder Mountain fut créé en 1979 à Disneyland Californie.
A Paris c’est l’une des attractions phares, mais c’est aussi l’élément fort du land et le centre de la thématisation de celui-ci.
Les rochers ocres qui se détachent sur les eaux du lac sont le principal décor des 33 mètres d'altitude de cette montagne.
Les formes et les couleurs sont de toute évidence inspirées des paysages américains de Monument Valley et de Brice Canyon.

La légende de BTM est intimement liée à celle de Phantom Manor et de la ville de Thunder Mesa.
Cette dernière est née au pied de la mine lors de la fameuse ruée vers l’or et l’on peut y trouver la même chose que dans toutes les petites villes minières de l’époque.
La mine est exploitée par la Big Thunder Mining Company, elle-même dirigée par un certain Henry Ravenswood qui fit bâtir un splendide manoir sur les hauteurs…
Une légende nous parle d’un cimetière indien. Nous n’en avons pas trouvé trace, seulement quelques hiéroglyphes sur les parois du grand canyon. (Si vous les cherchez, ils sont immédiatement à l’entrée, mais il vous faudra tourner la tête).
D’après cette légende un sorcier aurait lancé un sort contre le train, qui serait devenu fou.

Une autre légende « beaucoup plus crédible » nous parle d’un oiseau.
D’après la mythologie indienne il existe un dieu du tonnerre qui protége les richesses contenues dans la montagne.
Cet oiseau est représenté, gravé sur les flancs de Big Thunder Mountain. Tout au moins était gravé, car il n’a pas résisté à la grande réhabilitation de 2006. Heureusement nous l’avions photographié avant…Ne le cherchez plus, il a disparu !

Cet oiseau, ce dieu du tonnerre, (à l’allure bien inoffensive) est là pour protéger les richesses, sauvegarder l’or qui se trouve à profusion dans les entrailles de la terre.
Cet or serait-il menacé ? Oui, car les mineurs sont en train de l’extraire et l’oiseau dieu dans un mouvement de colère va battre des ailes, déclenchant la foudre et faisant trembler la terre…
L’une des premières conséquences fut le terrible tremblement de terre qui terrassa Martha et Henry Ravenswood et dont les traces sont encore visibles derrière ce qui était leur somptueuse demeure.
Dans l’attraction, les visiteurs actuels vont subir un sort semblable lors de la grande montée : les rochers bougent, des grondements sinistres se font entendre, ils ne devront leur salut que dans une fuite éperdue en passant devant le grand filon d’or, au dessus de leur tête, sans pouvoir l’atteindre.

BTM est l’une des attractions phares du parc et les temps d’attente peuvent atteindre des records.
Depuis le 31 décembre 2000 cette attraction est équipée du système fast pass, bien pratique, même indispensable en été, mais qui a l’inconvénient de nous faire passer à coté des décors de la file d’attente.
Dès l’entrée, ce sont de vieilles machines à vapeur et différents engins de locomotion qui nous attendent.
Une très ancienne roue à eau tourne inlassablement avec son
bruit caractéristique alors que l’on ne distingue plus que les traces des sabots des chevaux qui tournaient eux aussi au bout du
sentier menant à la mine.
Le labyrinthe de la (longue) file d’attente vous permettra de découvrir une multitude d’outils, perceuses d’un autre âge et des engins de toutes sortes venant en ligne droite de mines abandonnées, car, ne vous y trompez pas, ce sont de vrais outils de mine.
Une fois descendu le petit escalier, vous êtes sur le quai et là vous pouvez apercevoir au fond, devant vous, légèrement surélevé, le bureau du contremaître.
Plus question de reculer, il faut embarquer !

Le train démarre et immédiatement accompagné de quelques hurlements vous plongez dans la mine. En remontant sur votre droite un ancien camp où l’on aperçoit également quelques hiéroglyphes de chasse.
La suite est un ride classique, sans looping, avec juste ce qu’il faut de vitesse et de descente pour être à la portée de tout le monde.
Le décor est exceptionnel : les animaux (ânes, chèvre, putois, etc...) sont plus vrais que nature et les machines à vapeur crachent encore leur panache crémeux.

Sur la fin, vous apercevrez sur les flancs abrupts, une grande série de cactus. Ces plantes ont été offertes à l’époque par Mme Deguerce.
Lorsque vous replongerez dans le noir, vous croiserez des chauve-souris et tenez vous bien car c’est à cet endroit que le train atteint sa vitesse maximale (55km/h).
Une dernière remontée et vous reviendrez sur le quai de départ.
A la sortie de l’attraction, d’autres décors sont implantés avec bonheur le long de ce petit sentier quidébouche sur la vue remarquable du lac, de ses bateaux et sur le manoir.

 

Texte et photos :
Gérard MORIN